• Hugues Martinat

Adopter un chat. Questions et critères !

Mis à jour : 6 déc 2019


Prendre la responsabilité d'accueillir un chat chez soi n'est pas une décision à prendre à la légère.

Il faut, au préalable, s'être posé un certain nombre de questions et une fois la décision prise, savoir sur quels critères s'appuyer pour faire le meilleur choix.

Voici comment vous aider au mieux pour cheminer une réflexion intelligente et émotionnellement équilibrée avant de faire le grand saut.


Vos motivations pour adopter un chat.

La première question consiste à se demander « pourquoi je veux un chat », elle renvoie directement à vos motivations conscientes et même parfois non avouées.

La seconde question à se poser est sur votre contexte de vie, est-il compatible avec le bien-être d'un chat ?

Ce n'est pas à moi, ici, ni de juger de vos motivations, ni de définir si votre contexte est propice ou non, cependant je vous pose quelques pistes de réflexion qui, si vous êtes honnête avec vous-même, vous orienterons sur l'opportunité d'accueillir ou pas un chat.

  • Recherchez-vous une présence, car vous vivez seul ou encore, est-ce parce que vous avez récemment perdu un compagnon et pensez que le remplacer calmera votre chagrin ? N'est-il pas plutôt préférable d'attendre un peu, de vous laisser le temps du deuil ? Si vous vivez seul(e), n'est-ce pas lui faire porter une pression trop forte que d'attendre uniquement son bonheur de lui ?

  • Est-ce simplement parce que vous avez toujours eu des chats autour de vous, et donc " la question en se pose pas, c'est comme ça " ?

  • Pourquoi pas en effet si votre motivation est claire et le contexte favorable.

  • Vous souhaitez-vous avoir un chat pour jouer avec lui ou plutôt pour le caresser ? Très bien, mais pensez-vous que la plupart des chats n'aiment que l'une ou l'autre des deux activités seulement et avez-vous réfléchi à votre budget-temps : de jeu, de caresse, de soins, etc...

  • Vous attendez un enfant et pensez que ce sera profitable au développement cognitif et spirituel de votre enfant de grandir auprès d'un chat.

  • Bien sûr, vous avez raison : mais quel chat ? Quel enfant ? Quel est le contexte familial ?

  • Autre exemple, voulant bien faire, nombre de gardiens de vieux chat adoptent un « petit nouveau » pour contrer l’ennui du vieux matou, et ce n'est pas toujours une très bonne idée (voir mon article " Comment introduire un nouveau chat en 4 étapes ").

Vous le voyez les motivations de chacun peuvent être multiples (il y en a bien d'autres), conscientes ou inconscientes et apparaissent toujours légitimes pour l'humain dans l'instant présent. Malheureusement, celui qui accueille un chat de manière irréfléchie ou en ignorant tout de ses besoins fondamentaux, va au-devant de graves déconvenues en risquant de faire subir au chat, stress, abandon et même hélas parfois jusqu'à l'euthanasie !

Lorsque l'on se pose toutes ces questions sur sa motivation, sa capacité à répondre aux besoins physiologiques et psychologiques du chat ainsi que son contexte de vie, on augmente d'autant les chances de vivre une belle relation avec son animal, les besoins de l'un complétant ceux de l'autre.


Quel type de chat vous correspond ?

  • Son âge :

Cela rejoint toujours votre motivation et votre contexte, mais de manière plus précise cette fois puisque vous avez décidé d'accueillir un petit compagnon félin.

- « Ce sera un chaton " : c'est une superbe expérience que de voir grandir son chat, mais avez-vous réalisé le temps nécessaire à son éducation ? Vous êtes-vous renseigné sur les techniques pour éduquer au mieux un chat ? Ce chaton, est-il bien sevré ou non ? Maîtrise-t-il ses morsures ou griffures, dans le cas contraire savez-vous comment compléter son éducation et finir le travail de la mère afin d'avoir un chat "sympa"...

Et puis pour qu'il s'épanouisse, pouvez-vous lui aménager un intérieur où il grimpera, sautera, griffera et pourra exprimer tous ces comportements de félin ? Autant de réflexions à entamer !

- "On fait une bonne action, on prend un vieux chat " : cela peut être en effet une très bonne idée, on connait en général son caractère et les vieux chats sont en général plus placides que les jeunes... mais si votre enfant, lui, veut jouer et interagir avec le chat ?

Réfléchissez à la compatibilité entre l'énergie de votre jeune enfant et celle du chat...

  • Sa race :

Même si de grands traits de caractère peuvent être trouvés (le Persan est calme, le Siamois, bavard, etc.) la notion de race définit davantage des caractères morphologiques. Vous trouverez donc des Persans hyper actifs, des Orientaux muets ou peu bavards et dans chaque race une grande variabilité des caractères !

La race n'est donc pas vraiment un critère pertinent, sauf si vous avez une prédilection esthétique ou spirituelle pour telle ou telle race bien entendu (cela rentre alors dans vos motivations...).

Son sexe :

Quant au sexe du chat, il faut juste savoir qu'un mâle aura plus tendance à faire d'éventuels marquages urinaires, qui sont plus odorants, dans le cas où il n'est pas castré.

Mais si les animaux le sont, il n'y a pas de différence significative dans les comportements entre les deux sexes.

Trois tests imparables pour adopter le bon chat.

Voici trois tests et critères à observer ou mettre en pratique avant le choix ultime.

  • Le test de réactivité :

Vers l'âge de sept semaines, on prend le chaton par la peau du cou entre l'index et le pouce comme le fait la mère pour le transporter : si le chaton s'inhibe et se recroqueville en boule sans bouger c'est un bon signe.

Si, au contraire, il est agité et étire les membres ou essaie de se débattre, il est préférable que ce chat soit adopté par des personnes qui pourront terminer son éducation. Il aura également plus tendance à être intolérant au contact (voir mon article " Le chat caressé-mordeur")

  • Le test de socialisation :

Vous vous approchez du chat, si celui-ci vient vers vous calmement, se frotte, joue sans mettre les griffes alors il est bien socialisé à l'humain et a bien acquis les bons réflexes. Si, en revanche il se cache, fuit la main ou l'humain, alors vous avez un chat pour lequel il faudra mettre des actions d'éducation en place pour son bien-être et pour que vous puissiez profiter d'une relation avec lui.

Normalement les éleveurs entreprennent des actions de socialisation entre la deuxième et la neuvième semaines afin de conditionner positivement ses réactions émotionnelles futures face aux stimulus de la vie courante (personnes, objets, bruits, etc.. ).

Dans un refuge, on pourra rester observer, même si les choses sont souvent faussées car certains chats sont stressés et donc inhibés dans ce milieu et en présence d'autres chats. Il est donc difficile de reconnaître ce que sera son caractère qui peut être bien différent une fois arrivé à la maison.

  • Le test d'excitabilité :

Vous prenez le chat sur les genoux, plus il reste longtemps sur vos genoux sans se débattre, plus il aura une tendance à être calme et peu ou moyennement actif. Plus il descend vite ou se débat, ou tente de griffer ou mordre, plus son seuil d'excitabilité et d'activité sera élevé et demandera donc beaucoup d'attention tant dans la stimulation à apporter quotidiennement que dans des risques de troubles hyper.

Bien entendu tout existe et son contraire aussi, mais le plus simple est de choisir le chat qui interagit le plus sainement avec vous (le premier cas décrit).


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À très bientôt.

Pour une consultation en comportement de votre chat c'est par ICI

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